FR-Alert : comment vous serez prévenu

Vous n'avez rien à installer, rien à configurer et aucun numéro à communiquer : le système d'alerte français vous joint parce que votre téléphone est physiquement présent dans la zone menacée. Voici comment il fonctionne, ce qu'il ne couvre pas, et ce qu'il faut faire à la réception d'un message.

Mis à jour le 23 août 2026 - Sources : fr-alert.gouv.fr, ministère de l'Intérieur, service-public.gouv.fr

Sommaire
  1. Ce qu'est FR-Alert
  2. Comment un message vous parvient
  3. Les limites, dites franchement
  4. Les autres canaux officiels
  5. Lire un message d'alerte
  6. Ce qu'il faut faire, et ne pas faire
  7. Vérifier une information
  8. La place d'un service privé comme celui-ci
  9. Questions fréquentes

Ce qu'est FR-Alert

FR-Alert est le dispositif national d'alerte et d'information des populations, déployé depuis la fin du mois de juin 2022. Il permet aux autorités de prévenir toute personne présente dans une zone géographique donnée d'un danger en cours : incendie, inondation, accident industriel, attaque, phénomène météorologique extrême.

Son intérêt tient à une inversion de logique. Les dispositifs classiques supposent que vous vous soyez inscrit quelque part : application communale, liste de diffusion, compte sur un réseau social. FR-Alert ne suppose rien. Il s'adresse aux téléphones présents dans la zone, y compris ceux de personnes de passage, en déplacement professionnel ou en vacances, qui sont précisément celles qui connaissent le moins les risques locaux.

Comment un message vous parvient

Deux technologies complémentaires sont mobilisées.

Diffusion cellulaire SMS géolocalisé
Principe Le message est émis par les antennes vers tous les téléphones à portée, comme une onde radio. Il ne transite par aucun numéro. Un SMS classique est adressé aux téléphones présents dans la zone.
Réseaux 4G, et 5G à l'avenir. 2G, 3G et 4G.
Forme Notification prioritaire qui s'affiche à l'écran même téléphone verrouillé, généralement accompagnée d'un signal sonore strident et d'une vibration. Un message dans la messagerie habituelle.
Aucune donnée personnelle n'est utilisée

La diffusion cellulaire ne repose sur aucun fichier, aucun abonnement et aucune collecte : les autorités ne savent pas qui a reçu le message, ni combien de personnes se trouvaient dans la zone. C'est une diffusion, pas un envoi individuel. Il n'y a donc rien à autoriser et rien à révoquer.

Les limites, dites franchement

Un système d'alerte n'est utile que si l'on sait dans quels cas il peut ne pas fonctionner. Aucune de ces limites n'est un défaut caché : ce sont des conséquences directes de son principe.

Les autres canaux officiels

Canal Ce qu'il apporte
Sirènes du SAIP Plus de 2 200 sirènes sur le territoire. Le signal national d'alerte est une modulation montante et descendante, répétée trois fois : il signifie « mettez-vous à l'abri et informez-vous », pas « sortez ». Le signal continu d'une trentaine de secondes annonce la fin d'alerte. À ne pas confondre avec l'essai du premier mercredi du mois.
Radio Le média de crise par excellence, parce qu'il fonctionne sur piles quand tout le reste tombe. Des conventions lient l'État à Radio France et à France Télévisions pour la diffusion des messages.
Préfecture et mairie Sites internet et comptes officiels, arrêtés, appels ou automates d'appel communaux, panneaux lumineux.
Secours sur le terrain Haut-parleurs des forces de l'ordre, passage des pompiers, porte-à-porte. C'est le canal le plus fiable et le plus précis, et celui qui donne l'ordre d'évacuation.

Lire un message d'alerte

Un message FR-Alert contient normalement quatre éléments, et il faut les lire jusqu'au bout :

  1. La nature du danger et sa localisation.
  2. La conduite à tenir, qui est la partie essentielle : se mettre à l'abri, évacuer, éviter une zone.
  3. Les consignes complémentaires : ne pas téléphoner, ne pas aller chercher ses enfants, fermer les ouvrants.
  4. La source, qui est une autorité publique.

Un message d'alerte n'est jamais une invitation à s'informer davantage avant d'agir. La consigne qu'il porte s'applique immédiatement, y compris si elle vous paraît excessive au vu de ce que vous voyez par la fenêtre. Les autorités disposent d'informations que vous n'avez pas.

Ce qu'il faut faire, et ne pas faire

Trois réflexes, contre-intuitifs mais décisifs :

Ce qu'il faut faire tient en peu de choses : appliquer la consigne, se mettre à l'abri dans un bâtiment en dur si c'est ce qui est demandé, écouter la radio, et prévenir vos proches par un message court plutôt que par un appel. La conduite détaillée face à un feu qui approche est décrite dans le guide sur ce qu'il faut faire quand un feu approche.

Vérifier une information

En situation de crise, la hiérarchie des sources est simple, et vaut mieux que n'importe quel réflexe d'agrégation :

  1. Le message FR-Alert reçu sur votre téléphone.
  2. Les consignes données sur place par les secours et les forces de l'ordre.
  3. La préfecture de votre département, son site et ses comptes officiels.
  4. La radio de service public locale.
  5. La mairie.

Une capture d'écran transférée, un message vocal réexpédié plusieurs fois ou une publication sans source identifiable ne relèvent d'aucun de ces niveaux, même s'ils circulent abondamment et même s'ils émanent d'un proche de bonne foi.

La place d'un service privé comme celui-ci

Il faut le dire sans détour, parce que la confusion serait dangereuse.

alertefeu.fr n'est pas un système d'alerte

Ce site ne reçoit pas FR-Alert, ne le relaie pas et n'a aucun lien avec lui. Il ne vous préviendra pas si un feu se déclare : il n'envoie aucune notification, aucun SMS, aucun message. Il ne connaît pas les ordres d'évacuation en cours ni les arrêtés préfectoraux, et il n'a aucune valeur réglementaire. Son nom contient le mot « alerte » ; ce n'en est pas une.

Ce qu'il fait, en revanche : il montre les foyers détectés par satellite, les zones déjà brûlées, une estimation de propagation et la qualité de l'air. C'est un outil pour comprendre une situation dont on a entendu parler, pour savoir ce qui se passe à trente kilomètres, pour situer une fumée à l'horizon. Un outil de contexte, avec environ trois heures de latence de détection.

Autrement dit : FR-Alert sert à être prévenu, ce site sert à comprendre. Les deux ne s'opposent pas, mais l'un ne remplace jamais l'autre, et c'est toujours l'officiel qui prime. En cas de contradiction entre ce que montre cette carte et ce que dit un message officiel, suivez le message officiel.

Questions fréquentes

Faut-il s'inscrire à FR-Alert ?

Non, et c'est tout son intérêt. Il n'y a aucune inscription, aucune application à installer et aucun numéro à communiquer. Le message est diffusé par les antennes vers tous les téléphones présents dans la zone menacée, y compris ceux des personnes de passage. Les autorités ne savent pas qui l'a reçu : c'est une diffusion, pas un envoi individuel.

Depuis quand FR-Alert existe-t-il ?

La diffusion cellulaire est disponible depuis la fin du mois de juin 2022. Elle est complétée par des SMS géolocalisés, qui fonctionnent sur des réseaux plus anciens. FR-Alert ne remplace pas les dispositifs existants : il s'ajoute aux plus de 2 200 sirènes du SAIP et aux conventions de diffusion liant l'État à Radio France et France Télévisions.

Pourquoi n'ai-je pas reçu d'alerte alors que mon voisin l'a reçue ?

Plusieurs causes possibles : téléphone éteint, déchargé ou hors couverture, appareil ancien ne prenant pas en charge la diffusion cellulaire, alertes d'urgence désactivées dans les réglages de notification, ou simplement une position à la limite de la zone diffusée. Vérifiez une fois vos paramètres d'alerte d'urgence : c'est le seul réglage sur lequel vous ayez la main.

Serai-je alerté d'un danger menaçant ma résidence secondaire ?

Non. Le message suit votre présence physique, pas votre domicile ni vos propriétés. Si vous êtes ailleurs, vous ne recevrez rien. C'est une limite importante pour les résidences secondaires, qu'il faut compenser par les canaux locaux : site et compte de la préfecture, mairie, voisinage.

Que signifie la sirène ?

Le signal national d'alerte est une modulation montante et descendante répétée trois fois. Il signifie « mettez-vous à l'abri et informez-vous », et surtout pas « sortez voir ». Un signal continu d'une trentaine de secondes annonce la fin d'alerte. À ne pas confondre avec l'essai mensuel du premier mercredi du mois.

Dois-je aller chercher mes enfants à l'école ?

Non, sauf consigne contraire des autorités. C'est le réflexe le plus fort et l'un des plus dangereux. Les établissements appliquent un plan de mise en sûreté et les enfants y sont encadrés et à l'abri. Venir les chercher revient à prendre la route au pire moment, à encombrer les axes utilisés par les secours et à exposer l'enfant en le sortant d'un bâtiment.

Puis-je appeler le 18 pour savoir ce qui se passe ?

Non. Le 18 et le 112 doivent rester disponibles pour signaler un danger ou demander du secours : une saturation des lignes coûte des minutes à quelqu'un d'autre. Pour vous informer, écoutez la radio de service public locale et consultez le site de votre préfecture.

alertefeu.fr me préviendra-t-il en cas de feu ?

Non. Ce site ne reçoit pas FR-Alert, ne le relaie pas, n'envoie aucune notification et n'a aucune valeur réglementaire. Il ne connaît ni les ordres d'évacuation en cours ni les arrêtés préfectoraux. Il sert à comprendre une situation - foyers détectés par satellite, zones brûlées, propagation estimée, qualité de l'air - avec environ trois heures de latence. Être prévenu relève de FR-Alert ; en cas de contradiction, c'est le message officiel qui prime.


Pour aller plus loin

Cette page a une visée informative. Seules les consignes diffusées par les autorités font foi, et elles priment sur toute information publiée ici.

Voir la situation en direct Foyers détectés par satellite, zones brûlées et propagation estimée. Pour comprendre, pas pour être alerté.
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